Compléments

Contre une politique « sécuritaire »

La question de la sécurité pose en vérité la question légitime du droit à vivre en sûreté et en paix. Nous aspirons au droit fondamental de ne pas craindre pour notre vie ou notre intégrité physique au quotidien. Ainsi, l’enjeu de la sécurité dépasse bien la question de la délinquance ou de la criminalité mais atteint les enjeux de la sécurité sociale (logement, santé,…) et de la sécurité environnementale (pollution, industries,…). Nous voulons construire une ville sûre et apaisée où la sécurité ne peut s’atteindre uniquement par des procédés policiers et autoritaires.

Supprimer les caméras de vidéosurveillance et réallouer les budgets vers des missions de médiation, de prévention et d’accompagnement

Instaurer l’arrêt du bus à la demande le soir et des campagnes émancipatrices et non-anxiogènes de prévention et lutte contre le harcèlement de rue et dans les transports en commun

Travailler avec les associations et les habitant·e·s, pour aménager la ville et les quartiers, pour les rendre conviviaux et que chacun·e s’y sente bien et en sécurité, y compris les femmes, enfants, aîné·e·s, personnes handicapées.

Développer les infrastructures des quartiers et les activités à destination des jeunes et les rendre mixtes et égalitaires

Développer la convivialité et la coopération entre les habitant·e·s plutôt que la répression : culture, initiatives locales, jardins partagés, commerces, marchés et services de proximité.

Accompagner les écoles et maisons de quartiers dans la lutte contre les discriminations et les inégalités filles-garçons et créer du lien entre les maisons de quartiers et les établissements scolaires

Ouvrir les quartiers les uns aux autres, les relier entre eux et répartir de façon équitable les budgets alloués aux quartiers et redonner de l’autonomie aux maisons de quartier