Éducation, Enfance, Jeunesse et Enseignement supérieur

  • Pour une offre différenciée et complète de services de crèche et de garde
  • Pour une jeunesse réellement active à Poitiers

Notre ligne politique :

Certes, l’école est le lieu de la transmission des savoirs. C’est la mission des enseignants dans le cadre de l’Éducation nationale. Mais la municipalité ne doit pas négliger ses propres missions pour l’enfance et la jeunesse, ni se contenter là encore des petits pas. C’est pourquoi, en cohérence avec les valeurs que nous défendons, notre politique pour l’enfance et la jeunesse sera une politique de transformation sociale. Car c’est l’éducation qui en est la base. L’éducation, c’est-à-dire les activités pédagogiques que font les enfants, mais aussi le cadre au sein duquel ils évoluent.

Nous nous engageons pour des écoles avec plus d’humain en limitant fortement la présence des écrans. Tout le monde le sait maintenant, leur trop grande utilisation est préjudiciable pour les enfants. Elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire des jeunes.

Notre voulons faire de l’école le creuset de la démocratie et de la solidarité. C’est essentiellement à l’école que la vie en société avec les pairs s’expérimente : c’est là qu’on apprend à inventer des projets pour la communauté, dans la coopération et le respect – notamment entre filles et garçons.

Nous accorderons une attention particulière à l’écologie des écoles. L’environnement et la nourriture doivent y être exemplaires, car c’est dès l’âge scolaire que doivent se prendre les bonnes habitudes.

Mais faisons un pas de côté et voyons les choses du point de vue des équipes pédagogiques : il y a des projets pédagogiques à monter, des actions à coordonner avec différentes structures, des sorties et des voyages à organiser. En la matière, la mission d’une municipalité est d’épauler les équipes pédagogiques pour la construction logistique de ces projets. Nous les doterons des moyens municipaux nécessaires.

Quant aux étudiants de l’Université, le logement, la santé, l’hygiène, la sexualité, la culture, les transports sont des questions qui les préoccupent. Nous y répondrons de façon déterminée et concrète.

Enfin, notre projet politique, pour l’enfance et la jeunesse comme pour le reste, est traversé par notre attachement à la République laïque. C’est pourquoi nous n’apporterons aucun soutien, aucune aide à l’enseignement privé, en dehors des obligations réglementaires.


Ce que nous ne voulons plus :

L’école devrait être totalement gratuite. Elle devrait aussi assurer l’égalité de traitement entre les citoyen·e·s. Or, les fournitures et les sorties scolaires sont payantes. Pire, des sorties pédagogiques et des classes vertes qui étaient prévues ne se font pas, faute de moyens. Seules quelques écoles bénéficient de classes avec pratiques artistiques développées ou d’un « Carapatte » organisé. L’inertie de la majorité actuelle est coupable.

Par ailleurs, trop de bitume dans les cours d’école empêche de doter les enfants d’un environnement propice à l’initiation à l’écologie.

Enfin, trop peu d’initiatives sont engagées pour préparer les enfants aux plaisirs et aux devoirs de la citoyenneté.

Les étudiantes et étudiants sont bien accueilli·e·s à Poitiers. Les moments festifs ne manquent pas. Mais n’ont-ils, n’ont-elles pas des soucis et des questions qui méritent des réponses adaptées ? Ont-ils, ont-elles toutes et tous accès facilement et gratuitement à l’information et à la prévention des risques, aux moyens d’hygiène, de contraception et de protection contre les violences et le sexisme ? La ville de Poitiers là encore pourrait mieux faire.


Nos 4 axes programmatiques :

  1. Des écoles avec plus d’humain et moins de numérique
  2. Le creuset de la démocratie et de la solidarité
  3. L’écologie des écoles
  4. Soutenir la jeunesse

Des écoles avec plus d’humain et moins de numérique

– Nous préserverons les enfants des écrans dans les maternelles. Nous abandonnerons les programmes de financement systématiques des outils numériques. Nous maintiendrons les outils numériques nécessaires aux élèves en difficulté particulière (élèves dyslexiques, enfants malentendants)

– Nous procéderons à une évaluation des Équipements numériques de travail (ENT) en service, et nous favoriserons la discussion familles/écoles sur le sujet

– Nous conditionnerons l’équipement des écoles au projet des enseignant·e·s, et soumettrons l’équipement à des critères environnementaux et de santé publique

– Nous généraliserons la pratique de la danse, de la musique et du théâtre pour favoriser l’épanouissement personnel des enfants et leur sociabilité

– Nous solliciterons les structures culturelles et d’enseignements artistiques pour développer les partenariats avec l’école (classes orchestre, projets théâtre, danse, etc.)

– Nous nous engageons à permettre aux enfants de s’inscrire dans un parcours culturel ambitieux (spectacle vivant, cinéma, découverte des milieux naturels, activités scientifiques, médias, etc.)

– Nous développerons l’offre d’animations sportives en direction des écoles.

– Nous soutiendrons notamment les équipes qui souhaiteraient mettre en œuvre des pédagogies alternatives (type Freinet), en subventionnant l’achat du matériel spécifique

– Nous créerons la SMIS (Structure municipale et intercommunale pour la scolarité). Dotée des moyens municipaux nécessaires, elle sera le service d’accompagnement logistique et informationnel au montage des projets et sorties pédagogiques, des classes artistiques, des classes vertes, des « Carapattes » (en partenariat avec les associations de parents d’élèves) et des financements

Le creuset de la démocratie et de la solidarité

– Nous garantirons la gratuité de toutes les fournitures, des sorties scolaires et des transports publics pour tous les déplacements des classes sur le territoire communal et intercommunal.

– L’éducation est un levier essentiel de l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette égalité se joue dès l’enfance et implique une réorganisation des jeux et sports dans les cours d’école.

– Nous réserverons dans chaque école un lieu d’assemblée pour favoriser tout type de fonctionnement incluant la participation des élèves, des personnels et des parents. Nous ferons entrer les enfants dans les conseils d’école avec représentation municipale.

– Nous redonnerons des moyens aux bibliothèques scolaires en consolidant les liens avec le réseau des médiathèques.

– Nous aiderons les équipes pédagogiques volontaires à installer des studios radio et à faire naître des médias scolaires (publications papier et en ligne, webradios), véritables moyens d’apprentissage de la citoyenneté.

– Nous expérimenterons la médiation animale pour les élèves les plus en difficulté. Il s’agira d’organiser de temps en temps la présence d’animaux dédiés dans les écoles.

– Nous garantirons à tous et toutes les agent·e·s du périscolaire des heures statutaires de formation, de préparation des interventions (en l’absence des élèves) et de présence aux conseils d’école.

– Nous ouvrirons les écoles hors temps scolaire aux associations du quartier.

– Nous garantirons des solutions de garderie en horaires décalés.

L’écologie des écoles

– Nous ferons des écoles et des crèches des îlots de verdure et de biodiversité. Nous planterons des arbres, arbustes et herbacées là où il n’y en a trop peu.

– Nous installerons des jardins pédagogiques, des observatoires de la biodiversité et des poulaillers en lien avec les équipes des crèches et des écoles.

– Nous généraliserons rapidement une nourriture 100 % bio et locale dans les cantines municipales et inciterons l’Université à en faire autant.

– Pour assainir les crèches et les écoles, nous appliquerons le principe de précaution. Nous interdirons les jouets et tous les équipements (peintures, revêtements de sol, etc.) fabriqués dans des matériaux contenant des perturbateurs endocriniens.

– Nous proposerons des animations périscolaires favorisant la réutilisation ou le recyclage des déchets.

– Nous développerons l’implication parentale et intergénérationnelle autour de l’école

Soutenir la jeunesse

– Nous développerons le logement social peu cher pour les étudiant·e·s et apprenti·e·s via EKIDOM, y compris des résidences intergénérationnelles et des hébergements solidaires.

– Le transport sur le réseau Vitalis sera gratuit pour les étudiant·e·s et apprenti·e·s. Nous n’attendrons pas l’élargissement de cette mesure à toutes et tous [voir le programme Mobilités].

– Nous garantirons un accès à la culture et au sport à prix réduits.

– Nous financerons une maison de santé sur le campus. Nous y faciliterons l’installation de praticiennes ou praticiens en ophtalmologie, dentisterie, psychiatrie. Le planning familial y tiendra une permanence d’écoute et conseil (hygiène, sexualité et contraception) ainsi qu’une permanence pour lutter contre les violences faites aux jeunes, notamment aux femmes.

– Nous créerons une cantine solidaire d’insertion à proximité de l’Hôtel Fumé, quartier qui ne dispose pas d’un restaurant universitaire, afin de favoriser les échanges entre les étudiant·e·s et d’autres usagères et usagers.

– A terme, nous rassemblerons les locaux du Centre régionale d’information jeunesse (CRIJ) et ceux de Poitiers Jeune dans l’ancien Palais de justice ou dans le quartier de la gare.

– Nous expérimenterons l’implantation d’antennes du CRIJ dans les quartiers de Poitiers et sur le Campus.

– Nous garantirons un accès gratuit aux services du réseau des médiathèques pour les étudiant·e·s et apprenti·e·s.


Document à télécharger

Revenir à la liste de nos propositions