Autonomie alimentaire

Développer une production alimentaire locale, écologique, de qualité et accessible

Renforcer l’autonomie alimentaire de Poitiers et Grand Poitiers


Notre ligne politique :

L’autonomie alimentaire, c’est le droit pour chacun et chacune d’accéder à une nourriture biologique, saine, équilibrée et produite localement.

Actuellement, seuls 1,5 % des aliments consommés à Poitiers sont locaux (1). Les conséquences de cette situation sont catastrophiques, à la fois sur l’environnement (multiplication des transports, pollution de l’eau, de l’air et des sols) et sur le lien social (affaiblissement de la vie économique locale, déconnexion entre celles et ceux qui produisent et qui consomment). La vulnérabilité de notre système alimentaire s’accroît aussi dans le contexte actuel de changement climatique et de raréfaction des ressources fossiles. Aller vers plus d’autonomie alimentaire à Poitiers et Grand Poitiers est une nécessité vitale.

(1) Source : Autonomie Alimentaire des villes – Etat des lieux et enjeux pour la filière Agro-Alimentaire française ; Mai 2017

Nous voulons ainsi :

  • Développer un projet global intégrant la production, la transformation, la distribution et la consommation.
  • Relocaliser l’économie afin de créer des emplois locaux sécurisés, d’assurer des débouchés aux productrices et producteurs et de favoriser l’utilisation de la monnaie locale.
  • Soutenir l’agriculture biologique et l’agro-écologie en bannissant l’usage des produits phytosanitaires chimiques, en respectant la biodiversité et le bien-être animal.
  • Rendre accessible ces produits sains à l’ensemble des ménages. Nous refusons le principe d’une alimentation à deux vitesses.
  • Multiplier les surfaces dédiées à la production d’aliments, en augmentant les surfaces agricoles, en mobilisant des espaces et parcs publics et en accompagnant les citoyen·ne·s dans des démarches visant à produire et proposer des aliments sains.
  • Lutter contre le gaspillage alimentaire en limitant les pertes alimentaires et agricoles.
  • Proposer des modes de livraisons et de distribution s’inscrivant dans une démarche écologique, sociale et solidaire

Ce projet est d’autant plus crédible qu’avec l’élargissement de Grand Poitiers à quarante communes, les capacités agricoles du territoire se sont accrues. À cette échelle, nous pourrons réconcilier zones agricoles et urbaines autour d’une filière paysanne, biologique, locale et de réduction du transport des produits alimentaires.

De plus, selon Terres de Liens, pour que l’autonomie alimentaire de la population de Grand Poitiers soit assurée, cela nécessite d’installer plus de 3 600 agriculteur·rice·s sur notre territoire. La transmission d’exploitation nous parait une occasion d’encourager de nouvelles pratiques agricoles tant au niveau environnemental que social, en favorisant l’emploi des jeunes, des femmes et de personnes éloignées de l’emploi ou en situation de handicap.

Pour développer cette alimentation de qualité, notre collectivité sera exemplaire dans son fonctionnement, dans sa restauration collective, dans ses actions d’aménagement…

L’ensemble de ces orientations constitue un projet collectif et territorial, associant productrices et producteurs, habitant·e·s et élu·e·s et structuré autour d’une filière paysanne selon l’approche « de la fourche à la fourchette ».


Ce dont nous ne voulons plus :

En matière d’alimentation, la majorité actuelle fait une politique des « tout petits pas », au détriment de notre santé et de notre environnement.

À grand renfort de communication médiatique, elle a pris, à l’automne 2019, un arrêté contre les pesticides qu’elle a immédiatement retiré sans chercher à supprimer réellement les produits dangereux.

Elle se félicite d’atteindre 20 % des repas issus de l’agriculture biologique dans les cantines sans se questionner sur la provenance de ces produits et sur la pérennité de cette démarche, les aliments industriels et transformés restant la règle.

Elle n’a jamais pensé à favoriser concrètement une agriculture vivrière de proximité.

Enfin, les projets d’urbanisme développés par Alain Claeys et son équipe n’intègrent qu’à la marge les enjeux agricoles et alimentaires.


Nos 3 axes programmatiques

  1. Relocaliser la production sur les terres de Poitiers et Grand Poitiers
  2. Valoriser et transformer sur place sans gaspiller : vers une économie alimentaire locale et responsable
  3. Organiser une distribution écologique et socialement responsable des produits alimentaires

Relocaliser la production sur les terres de Poitiers et Grand Poitiers

  • Nous favoriserons l’accès aux terres agricoles, directement ou par l’intermédiaire d’autres structures (associatives, coopératives, portage foncier…) par l’achat ou la préemption afin de développer de petites et moyennes exploitations locales respectueuses de l’environnement.
  • Nous accompagnerons les exploitations de Grand Poitiers vers l’agriculture biologique, l’agro-écologie, la permaculture et la biodynamie en élaborant un cahier des charges exigeant.
  • Nous rendrons possible une transmission écologique et sociale des fermes dont les exploitant·e·s partent à la retraite.
  • Nous développerons de nouveaux modes de culture en zone urbaine chez les particuliers et dans des espaces publics partagés ou collectifs : plantation de vergers dans chaque quartier, création de grands jardins maraîchers communaux, organisation d’échanges et de partage d’outils, de graines, de semences et de récoltes.
  • Nous protégerons les terres agricoles et les forêts menacées par des projets inutiles (République IV, autoroute Poitiers-Limoges, déviation de la RN147, construction de nouvelles surfaces commerciales…). Nous protègerons également les jardins et zones de productions agricoles des constructions. Nous inscrirons cette protection dans les documents d’urbanisme.
  • Nous nous battrons concrètement contre les épandages de pesticides de synthèse en soutenant les associations de riverain·e·s, y compris dans leurs actions en justice.
  • Nous protégerons la ressource en eau et interdirons les installations de « bassines » pour les exploitations industrielles sur le territoire.
  • Nous expérimenterons un abattoir mobile (dans un véhicule aménagé aux normes sanitaires en vigueur) pour en faire bénéficier les petits élevages et limiter le transport d’animaux.
  • Nous installerons des zones pédagogiques ouvertes aux habitant·e·s (fermes, espaces agricoles) pour les sensibiliser, former et accompagner sur le maraîchage, l’élevage et le compostage.
  • Nous nous opposerons de tout notre poids politique aux fermes-usines (telles que « Les 2 000 porcs de Charroux », « La ferme des 1 200 taurillons à Coussay-les-Bois ») aussi bien sur notre territoire qu’à proximité.

Valoriser et transformer sur place sans gaspiller : vers une économie alimentaire locale et responsable

  • Nous développerons une conserverie locale et municipale pour transformer les surplus saisonniers de fruits et légumes.
  • Nous réintroduirons localement la consigne des emballages en verre en partenariat avec les commerces.
  • Nous soutiendrons les démarches « Zéro déchets » avec les commerces et les habitant·e·s
  • Dès le début du mandat, nous soutiendrons les initiatives visant à créer de nouvelles activités dédiées à la transformation de produits du territoire non encore valorisés.
  • En nous appuyant sur notre compétence de gestion des déchets, nous irons plus loin que l’interdiction déjà faite aux grandes enseignes de jeter ou de détruire les produits alimentaires consommables. Nous instaurerons un système efficace et contraignant de collecte et de redistribution des aliments consommables.
  • Pour réduire les pertes alimentaires, nous installerons dans les quartiers des lieux de dépôt sécurisés et réfrigérés. Les aliments collectés seront redistribués directement aux personnes ou aux associations locales.
  • Nous renforcerons les solutions de compostage de proximité et la valorisation des pertes alimentaires pour l’habitat individuel et collectif, les restaurateurs et restauratrices ainsi que tous les établissements de restauration collective financés par la mairie (crèches, écoles, EHPAD, restaurant du personnel municipal). Nous inciterons le CHU et l’Université à en faire autant.

Organiser une distribution écologique et socialement responsable des produits alimentaires

  • Nous instaurerons une dotation financière d’aide alimentaire ─ émise en Pois, la monnaie locale ─ pour les ménages les plus précaires et aux revenus les plus faibles. Ce soutien permettra notamment de s’approvisionner chez les producteurs et productrices du territoire et auprès des épiceries locales.
  • Nous nous donnons pour objectif qu’à la fin de notre mandat, 100 % des repas soient bio et locaux dans tous les établissements de restauration collective financés par la mairie (crèches, écoles, EHPAD, restaurant du personnel municipal), avec une augmentation de la part de protéines végétales. Nous inciterons et aiderons le CHU et l’Université à en faire autant.
  • Nous accompagnerons les structures locales de faible ou moyenne taille (groupements, coopératives…) qui s’engagent dans une dynamique écologique et de qualité afin qu’elles puissent répondre aux marchés publics.
  • Nous multiplierons le nombre de marchés de producteurs et productrices dans chaque quartier de Poitiers et favoriserons les dispositifs de vente directe.
  • Nous rechercherons les trajets les plus courts entre les lieux de production et de consommation. Autant que possible, nous nous approvisionnerons dans un rayon de 150 kilomètres pour les établissements publics.
  • Nous interdirons les nouvelles zones commerciales et légiférerons contre l’ouverture du dimanche des grands magasins.
  • Face à UberEats et Deliveroo, nous soutiendrons les services de livraisons à vélo fiscalement et socialement responsables affilié à CoopCycle (telle que La Poit à Vélo à Poitiers qui existe déjà) et nous signerons des partenariats avec les commerçant·e·s engagé·e·s.
  • Nous mettrons en œuvre de nouvelles solutions de distribution entre les lieux de production et de consommation grâce à l’expérimentation de « panier-coffres » et le développement d’espaces logistiques municipaux.

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