Actualités – Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne https://osonspoitiers.fr Rassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiers Mon, 15 Jun 2020 10:02:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.2 Dernière intervention d’Osons Poitiers aux conseils de juin 2020 https://osonspoitiers.fr/derniere-intervention-dosons-poitiers-aux-conseils-de-juin-2020/ https://osonspoitiers.fr/derniere-intervention-dosons-poitiers-aux-conseils-de-juin-2020/#respond Mon, 15 Jun 2020 09:59:37 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33435 Délibération n°5 (2020-0128) : Mise en œuvre du dispositif Sport-Santé-Culture-Civisme (2S2C)

Je ne serai pas consensuel, une nouvelle fois. Et ce sera la dernière dans le cadre du conseil municipal. Ce dispositif est de bonne volonté quand on le décrit, ses directions sont bonnes puisqu’il s’agit d »éducation aux arts, de pratique sportive et de culture. Mais je voudrais une dernière fois qu’on élargisse le cadre : à filmer toutes les scènes de notre politique en gros plan, le nez sur la décision, on ne voit souvent que la dernière pièce du puzzle. Et ce que ce puzzle représente ne nous plaît pas. Quand j’élargis le cadre, je vois que ce dispositif est en lieu et place de la pratique sportive, de l’éducation artistique à l’école, échappe à la responsabilité de l’enseignant. Que devient alors la pratique pédagogique de ce dernier à qui échappe ainsi une bonne part de ce qui en construit la cohérence et la dynamique ?  Quand j’élargis le cadre, je me souviens que ce dispositif n’est pas né de la menace pandémique et de l’insuffisance d’accueil à l’école après le confinement : il existait dans les plans du ministre qui n’oublie pas son objectif de resserrement du champ de l’enseignement,  de transfert de la charge vers les collectivités, et n’hésite pas à attaquer, ce faisant la garantie d’égalité par l’école républicaine. Le monde enseignant, vous le savez, s’émeut de ce dispositif et pose la question de ce qu’il sème pour l’après, pour cette rentrée de septembre qui pourrait bien ébranler une nouvelle fois la notion d’Éducation Nationale.

Nous nous opposerons donc, une dernière fois, sur cette délibération par notre vote et par nos mots.

Et, à ce sujet, j’ajouterais encore deux mots. Nous avions choisi le silence au moment du premier dernier conseil municipal. Pour ce second dernier, qui cette fois, devrait être le dernier dernier, je voudrais moi aussi me donner l’occasion d’un mini bilan qui doit pouvoir tenir en quelques phrases.

Je n’aurai donc connu ici que le mandat d’opposition. Ce n’est pas le plus gratifiant. Ce n’est pas le plus facile, contrairement à ce que beaucoup pensent : tous les sujets, peu de moyens, beaucoup de travail pour ne pas être spectateur, peu de chance de voir ses propositions suivies d’effet.

Mais je voudrais répondre à celles et ceux qui confondent encore aujourd’hui notre rôle d’opposant avec ce qu’ils ou elles appellent « une attitude d’opposition », qualifiée de  systématique quand la caricature ne les fait pas reculer. Nous avons ici défendu un projet et nous nous sommes opposés au vôtre quand il se montrait contradictoire, quand il ralentissait les solutions que nous voyons, quand il détournait de ce qui est pour nous l’essentiel. Quand on fait un diagnostic et qu’on le croit exact, on ne fait pas une synthèse des remèdes proposés par tous ceux qui ont posé le leur, on choisit le remède qui correspond.

Ce que je veux dire, c’est qu’il n’est plus temps de suivre celles et ceux qui proposent de co-construire pas à pas des solutions consensuelles. Les crises sont là, cosubstantielles de la crise sanitaire, les réponses sont urgentes. Elles dépendent de choix tranchés et courageux qui modifient les modes de vie, de production et de consommation, qui vont à la racine du mal. Elles ont besoin de solutions radicales au sens étymologique du terme. Nous avons défendu, tout au long de ce mandat, un projet radical, nous l’avons proposé aux électeurs, avons convaincu quasiment 10% d’entre eux, pas assez pour vous retrouver ici, assez pour demander à celles et ceux qui resteront de travailler en pleine clarté, sans se cacher derrière les mots, sans agiter les leurres sémantiques qui nous détournent du réel : quand le mot « bienveillance » transforme le débat politique en veillée scoute, quand les expressions « développement durable », « capitalisme vert » nous font croire qu’on peut préserver l’écosystème sans toucher à la croissance, quand l’expression « transition écologique » nous donne à penser qu’on a le temps, on euphémise un réel qui ne tardera plus à rappeler dramatiquement son évidence.

Nous avons tâché de parler vrai ici, nous continuerons bien sûr à parler ailleurs. Nous souhaitons à toutes et à tous un débat sans faux-fuyant qui n’a pas peur de dire non pour rappeler que des choix existent encore.

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Conseil municipal du 23 avril 2020 https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-23-avril-2020/ https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-23-avril-2020/#respond Tue, 28 Apr 2020 17:14:01 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33371 Au regard de la situation sanitaire, ce conseil municipal s’est tenu en visioconférence.

Délibération n°1 (2020-0093) : Modalités techniques d’organisation des séances pendant la période d’état d’urgence (JA)

Une courte intervention sur cette délibération dite technique : nous voulons préciser avec Christiane, la raison pour laquelle nous avons insisté pour qu’un conseil municipal se tienne sur ces sujets alors que l’ordonnance d’avril pouvait en dispenser. Nous voulons dire aussi pourquoi nous aurions aimé qu’un conseil de Grand Poitiers ait lieu également.

Nous vivons une période exceptionnelle qui entraîne des mesures d’exception qui s’imposent à l’ensemble de la population. Nos fonctionnements sont modifiés, nous le comprenons et nous l’acceptons comme nous reconnaissons que la situation demande que se constitue autour des décisions une sorte d’union : nous avons depuis le début, en toute loyauté, contribué avec nos réseaux, notre réflexion, nos propositions à l’effort collectif local pour répondre au mieux aux besoins de la population durant cette période au sein de la cellule de veille.

Mais nous voulons dire ici, notre conviction que la question démocratique se pose avec d’autant plus de force que la situation est exceptionnelle. Les décisions, les mesures qui sont prises, générant de l’angoisse, des difficultés sociales, modifiant les modes de vie, pour être efficaces, doivent être consenties, partagées, s’éloigner de la coercition et de l’arbitraire. Nous pensons que cette crise doit au long de sa durée construire la confiance nécessaire pour que le monde d’après soit une aventure collective et pour combattre la méfiance née de l’éloignement et qui s’instaure ici ou là et se manifeste par de nouveaux comportements de délation ou d’exclusion.

Tout cela passe par des instances démocratiques qui continuent de fonctionner, qui s’inventent des conditions de fonctionnement exceptionnel – comme nous sommes en train de le faire – avant de retrouver leur cadre plus ordinaire. Elles permettent d’organiser le débat démocratique d’autant plus essentiel que les problèmes exigent des solutions audacieuses, comprises, consenties, partagées. Elles permettent à l’intelligence collective de se développer, de se construire dans la contradiction et d’affirmer sa supériorité sur l’intelligence individuelle, sans contre-point. Elles permettent enfin à chacun d’identifier et de ressentir sa participation aux décisions, de s’en sentir partie prenante.

La période a besoin de nos désaccords, elle a besoin de nos analyses divergentes, elle a besoin de nos solutions parfois contradictoires, encore plus que d’habitude. Et nous insistons donc pour que le fonctionnement politique local résiste aux difficultés. Il faut que les assemblées se tiennent, il faut que le politique ait toute sa cohérence et garde de l’espace. Ce qui s’accompagne de questions : le bureau municipal se tient-il pendant cette période ? Quand Grand Poitiers va-t-il retrouver le fonctionnement de son assemblée ? Dans la sortie du confinement, va-t-on retrouver le conseil municipal ordinaire ?

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Le élu·e·s Osons Poitiers ont pris acte de cette délibération.

Délibération n°2 (2020-0095) : Confirmation des délégations de pouvoir attribuées au Maire par le Conseil municipal (CF)

Nous nous abstiendrons sur cette délibération tout comme nous l’avions fait suite à l’installation du conseil municipal en 2014. Cette position n’est donc pas nouvelle mais elle est raffermie dans cette période dans laquelle le temps semble être suspendu. Nous pensons en effet qu’il est d’autant plus nécessaire que tout ce qui engage la collectivité doit faire l’objet de débat. Certaines délégations concourent à un fonctionnement fluide de la collectivité, nous les validons mais certaines qui engagent la collectivité, notamment pour la gestion de son patrimoine, doivent faire l’objet de débat et nous y sommes opposés.

Il est indiqué également que conformément à l’ordonnance du 1er avril, le maire procède à l’attribution des subventions aux associations et peut garantir les emprunts. Sur ce dernier point, nous nous interrogeons sur la nature des emprunts qui peuvent être garantis. S’agit-il d’emprunts contractés par des associations, par des bailleurs, par des particuliers ? Suite à la réponse reçue tout à l’heure indiquant simplement qu’il s’agit de la reprise de la phrase de l’ordonnance, nous demandons alors à ce que ce dernier point soit supprimé et que si garantie d’emprunt il y a besoin, ce soit le conseil qui prenne la décision.

Cette intervention a fait l’objet d’une reformulation lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers se sont abstenu·e·s sur cette délibération.

Délibération n°3 (2020-0094) : Mise en œuvre d’un plan d’actions face à la crise du COVID-19 (CF)

Nous pensons qu’il est du ressort de la puissance publique de tout mettre en œuvre pour que les conséquences de cette crise sanitaire n’aggravent pas les inégalités sociales. Dans cette période de totale incertitude, la mise en place de la fonction démocratique dans la prise de décision doit être assumée.

Nous constatons une absence totale de préparation de l’État face à une telle catastrophe. La suppression continue des lits d’hôpital, la réduction continue depuis plus de 15 ans des moyens alloués à la santé ont conduit le gouvernement tout comme bien d’autres d’ailleurs à choisir la solution du confinement certes pour limiter la propagation de l’épidémie mais surtout parce que le système hospitalier n’est pas en mesure de faire face à un afflux de patients en réanimation. Et il ne faudrait pas que, pour assurer une reprise de l’activité économique au plus vite, la sortie du confinement soit précipitée. Il y a encore plus de lits de réanimation occupés par les malades du Covid 19 que la capacité habituelle (5 000 lits). Il ne faudrait pas soumettre le personnel soignant à la prise en charge d’un rebond de l’épidémie. C’est la santé humaine qui doit être privilégiée dans nos décisions.

Notre pays est particulièrement touché : plus de 21 000 morts et on ne comprend rien à la stratégie de l’État pour faire face à cette pandémie. On entend tout et puis son contraire. C’est flippant.

Nous sommes circonspects face à la coordination des différents intervenants publics. Les annonces priment sur la coordination et de ce fait sur l’efficacité. Il a fallu plusieurs semaines pour qu’un accueil de jour soit mis en place au gymnase des Écossais alors que les locaux semblaient prêts depuis plusieurs jours.

La question des masques est la plus symptomatique, le président du Conseil Départemental annonce dans la presse qu’un masque par habitant du département sera mis à disposition, est-ce toujours d’actualité ? Les annonces se succèdent sans que l’on puisse s’assurer qu’un véritable plan d’action se concrétise.

Si l’on revient aux termes de la délibération, nous allons reprendre les positions que nous avons prises lors de la cellule de veille à laquelle nous participons.

Sur le couvre-feu, nous n’aurions pas pris cette mesure qui, si on veut bien l’entendre, a été prise pour renforcer le message de la nécessité de respecter le confinement. Cette mesure est une privation de liberté extrême et nous aurions pour notre part, préféré des contrôles stricts et renforcés la nuit plutôt que le couvre-feu. Je pose la question sans esprit polémique aucun : est-ce que ce couvre-feu sera levé le 11 mai ?

Ensuite, il est indiqué dans la délibération que la collectivité a racheté les invendus des producteurs. Je précise que nous avons suggéré cette solution mais que la formulation devrait être nuancée puisque c’est seulement 10% des producteurs qui ont bénéficié de cette mesure, et ce pourcentage n’est pas le fait de la collectivité mais il est celui-là.

Nous avons demandé à ce que soit rajouté un autre axe au plan Covid puisque vous avez décidé, monsieur le maire, de mettre à disposition des masques au nombre de 100 000, pour un coût de 500 à 600 000 euros. Cette mesure est une mesure sanitaire et donc l’axe sanitaire dans la délibération devait être également mentionné.

Sur ce point, nous l’avons dit, nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont la décision a été prise. Nous sommes à 48h de l’annonce et il aurait été préférable que cette décision, si elle devait être prise, soit prise par le conseil.

Là encore, nous nous interrogeons. Ne serait-ce pas à l’État via les ARS de permettre à chacun de porter un masque si ce port de masque est rendu obligatoire ? De plus, beaucoup s’organisent pour en fabriquer ou en acquérir.

Que la collectivité en procure à ses agents, pourquoi pas ? Qu’elle en mette à disposition au CCAS pourquoi pas ? La mise à disposition pourrait être ciblée.

Donc ce plan comporte trois axes : l’aide en faveur de l’économie locale, le soutien aux acteurs associatifs et la solidarité en matière d’action sociale.

Le soutien économique devrait être fait dans le respect de la préservation de l’environnement et devrait être équitable. Nous sommes favorables à l’annulation des loyers perçus par la Ville pendant la période de confinement sauf pour les entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Nous vous interrogeons donc en particulier sur Veolia qui est locataire de la Ville.

Sur la reprise des travaux dès que possible, il faudra veiller à ce que ces travaux ne soient pas pénalisant pour les commerçants, je pense aux travaux de voirie notamment.

Pour les producteurs, il est indispensable que les marchés reprennent au plus tôt, nous demandons à nouveau que les marchés reprennent car bien que participant à la cellule de veille, nous n’étions pas d’accord avec la décision que vous avez prise de les fermer. Les supermarchés n’ont pas cessé leur activité et c’est une vraie concurrence déloyale qui s’est installée.

Enfin, on ne peut pas parler de cette crise sans souligner le rôle majeur qu’ont tenu les associations telles que la Croix-Rouge, le Secours Populaire, le Toit du Monde, les Resto du Cœur et toutes les autres. Le CCAS a été en première ligne et a mis tout en place pour atténuer les effets du confinement sur les plus précaires, sur les personnes les plus fragiles, sur les personnes isolées, et vraiment nous voudrions remercier tout le personnel du CCAS qui a été et qui est à la hauteur pendant cette crise.

Nous pensons qu’une des causes de cette crise est la conséquence de la destruction de la biodiversité, de la mondialisation.

Cette crise ne doit pas se conclure par une reprise de l’activité comme avant le confinement. Comme nous l’avons dit bien souvent, il est nécessaire de relocaliser l’économie non seulement pour créer des emplois mais également pour préserver notre autonomie alimentaire et notre souveraineté sanitaire et économique.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE ont voté pour cette délibération.

Manon LABAYE est arrivée au cours de l’examen de cette délibération et elle s’est abstenue.

Délibération n°4 (2020-0088) : Subventions à l’ensemble des structures (JA)

Un mot avant le vote. Nous avons, en cellule de veille, accepté le principe d’engager à l’euro près les subventions accordées en 2019. Il faut que les associations puissent fonctionner, faire face à leurs missions et leurs obligations. Nous avons attiré votre attention sur le fait que les actions qu’elles mettent en œuvre dépassent parfois le cadre annuel, sur le fait que les besoins ont pu évoluer en plus ou en moins. La délibération envisage le cas des besoins liés à la crise et nous sommes d’accord sur une commission consultative ouverte aux oppositions qui examine cela. Pour le reste, il faut que les ajustements liés au dialogue engagé avec les associations, retrouvent un cadre de décision qui passe par la case assemblée.

Nous demandons enfin un vote dissocié pour certaines de ces subventions que nous ne votons pas d’habitude et nous voulons avoir un vote cohérent.

Cette intervention a fait l’objet d’une reformulation et n’a pas été prononcée dans son intégralité.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération à l’exception des subventions versées aux organismes suivants :

École privée & Religion :

Page 33 : subventions aux écoles privées sous contrat pour 267 000€ : CONTRE

Page 53 : patronage saint joseph pour 57 067€ : CONTRE

École publique et Environnement numérique de travail (ENT), entrée des GAFA* à l’école :

Page 33-34: versement d’un crédit de 50€ par école pour l’achat d’une carte Google prépayée : CONTRE

Sport :

Page 56 : 1 000€ pour Fête le Mur (à l’ASAC) : ABSTENTION

Page 48 : subventions au PB 86 et SPVB pour 180 000€ et 158 400€ : CONTRE

Armée :

Page 86 : Association Nationale des anciens du RICM : Subvention destinée à l’organisation de parcours d’obstacles à l’occasion de la journée des blessés de l’Armée de Terre « Blossac Warrior » le 13 juin 2020 au Parc de Blossac : CONTRE

Environnement :

Page 101, 103, 104, 116, 117 : aides aux paiements des loyers des jardins partagés au lieu de la gratuité : ABSTENTION

*GAFA : géants du web Google, Apple, Facebook, Amazon …

Pour consulter le résumé des votes de ce conseil, cliquez ici

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Conseil municipal du 23 avril 2020

La presse en parle

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[vidéo] Interview sur la cellule de veille covid-19 de Poitiers https://osonspoitiers.fr/video-interview-sur-la-cellule-de-veille-covid-19-de-poitiers/ https://osonspoitiers.fr/video-interview-sur-la-cellule-de-veille-covid-19-de-poitiers/#respond Fri, 10 Apr 2020 14:06:17 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33351 Vous pouvez visionner l’interview de Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE en cliquant ci-dessous :

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Conseil communautaire du 14 février 2020 https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-14-fevrier-2020/ https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-14-fevrier-2020/#respond Tue, 25 Feb 2020 16:28:42 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33319 26 délibérations étaient à l’ordre du jour de ce dernier conseil de la mandature. Il n’y a pas eu de débat concernant le vote de ces délibérations, les élu·e·s Osons Poitiers n’ont donc pas pris la parole. Vous trouverez ci-dessous le dossier des délibérations votées lors de ce conseil où figurent les votes des élu·e·s Osons Poitiers. A l’issue du conseil, le Président s’est longuement exprimé pour faire un bilan de cette mandature après avoir invité les conseillers communautaires à en faire de même. Les élu·e·s « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne » ont gardé le silence tout au long de ce conseil mais vous pouvez trouver pages suivantes ce qu’ils auraient pu dire à ce sujet.

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Conseil Grand Poitiers du 14 février 2020

Pour consulter le dossier des délibérations de ce conseil, cliquez ici

Ce soir, c’est le dernier conseil communautaire de cette mandature

Ça a été dur !

Dur parce qu’il a fallu mettre en œuvre la réforme territoriale : nombre de compétences sont passées de la commune à l’intercommunalité comme par exemple la compétence culture ou la voirie et la CAF force un peu la main aussi pour que la petite enfance soit traitée également au niveau de l’intercommunalité.

Et ce passage au niveau de Grand Poitiers fait que malheureusement, nous sommes encore moins informés des projets…

Par exemple quand dans cette enceinte nous demandions à être informés de certains projets, que nous demandions une présentation en commission et qu’on nous répondait qu’il y avait eu des réunions publiques et qu’il suffisait que l’on y aille ou bien « on vous apportera la réponse », réponse qui n’arrivait pas ou qui arrivait une fois que nous l’avions appris dans la presse ou bien lorsque nous réitérions nos questions par écrit et que celles-ci faisaient l’objet d’une réponse ou non 6 mois plus tard. A ce sujet, nous sommes toujours dans l’attente des réponses aux questions posées lors des quatre derniers conseils communautaires des 12 avril, 28 juin, 27 septembre et 6 décembre 2019…

Ainsi, les projets de voiries et d’espaces verts ne sont plus présentés ni à la Ville ni à Grand Poitiers et la perte d’information est importante. C’est aussi ce qui fait que les communes entrantes se plaignent de la perte de proximité comme nous, les élus des oppositions de Poitiers.

Nous avons participé à des comités de pilotage mais lorsqu’il s’agit du même procédé que pour les réunions de concertation publique qui sont en fait des réunions d’information, nous n’avons eu l’impression de ne faire que de la figuration.

Pour ce qui est de notre droit à l’expression politique publiée dans le magazine de Grand Poitiers et sur le site internet, il aura fallu le quémander auprès de la Préfète pour faire respecter la loi et nous l’avons obtenu mais 200 signes pour un élu de l’opposition, on peut dire que c’est à peu près autant que rien et c’est dire qu’aucune place n’est accordée à l’opposition sur le site internet de Grand Poitiers.

Vous ne pourrez pas nous dire en tout cas que nous n’avons pas tenu sérieusement notre rôle d’opposants car ne vous en déplaise Monsieur le Maire-Président, l’opposition est bien là pour faire vivre la démocratie, nous avons tenté de critiquer, de contrôler et de formuler des propositions alternatives pour susciter le débat démocratique malgré le fait que bien souvent nous ressentions de votre part une volonté de couper court au débat car cela vous apparaissait comme une perte de temps. Certes, de votre point de vue, les sujets évoqués dans cette enceinte, vous en aviez déjà fait le tour en bureau communautaire, en conférence des maires, instances dont nous, conseillers d’opposition ne faisons pas partie, et vous n’hésitiez pas à nous répéter « ce sujet a été évoqué en commission n’est-pas ? Alors passons… ».

Pourtant les séances des conseils communautaires sont bien les seules à être publiques et c’est bien ici encore plus qu’ailleurs que le débat démocratique doit avoir lieu. Tous les élus que nous sommes représentent les citoyens qui nous ont donné pouvoir pour défendre leurs intérêts en veillant à ce que l’argent public soit correctement utilisé et c’est bien tout au long du mandat que nous devons leur rendre compte de ce qui les concerne en premier lieu. Pas étonnant qu’avec de telles méthodes, ces derniers se désintéressent du débat public ou ne souhaitent pas y prendre part. Nos demandes sans cesse répétées lors des conseils d’une possibilité de visionner les conseils en différé sur le site internet grandpoitiers.fr et pas seulement en direct ou bien d’un accès simplifié aux discussions des conseils qui sont en ligne sur le site mais que personne n’arrive à trouver, étaient quelques-unes des nombreuses pistes que nous vous avons proposé tout comme la réelle concertation de la population sur biens des sujets pour rendre aux citoyens l’envie de s’intéresser à la politique. Vous êtes pour le tout numérique mais pas pour la diffusion des moments de démocratie, c’est dommage. La démocratie demande du temps : il faut du temps pour débattre et non pas réduire le nombre de conseil au strict minimum.

Notre sentiment, c’est que nous avons essuyé souvent du mépris d’une majorité que nous ressentions comme arrogante. Le système actuel des municipales avec technique de fléchage des conseillers communautaires donne une prime majoritaire de 50% à la liste qui obtient le plus fort score et transforme ainsi un taux de 40% d’électeurs en un taux de 68% d’élus de la majorité dans la commune de Poitiers et l’entonnoir se rétrécie à l’échelle communautaire alors qu’il devrait au contraire s’élargir puisque davantage de compétences sont passées à Grand Poitiers.

Nous pensons que le nombre de mandat dans le temps doit être limité de même que le nombre de mandat exercé en même temps : maire, président de l’agglo et du CCAS, du syndicat mixte du seuil du Poitou (SMASP), etc. et député pendant la première partie de ce mandat, trop c’est trop.

Le constat aujourd’hui, c’est que Poitiers a perdu son statut de capitale régionale et que vous avez voté la loi NOTRe Monsieur le Député-Maire-Président et avec la perte de ce statut ce sont des emplois qui ont été et qui continuent à être supprimés.

Grand Poitiers a vu sa qualité de l’eau baisser. La source de Fleury produit de l’eau avec un taux de nitrates en augmentation et qui présente un taux de dépassement de plus en plus fréquemment. Rien n’a été fait pour améliorer la qualité de l’air ou le niveau d’exposition sonore.

Nous pensons que le budget de Grand Poitiers ne doit pas seulement être un budget qui injecte de l’argent dans l’économie locale comme cela nous a été rappelé chaque année mais qu’il doit financer des actions utiles et non des actes bling bling tels que « Traversées » pour ne citer que le dernier en date.

La cérémonie des vœux à laquelle nous convient le Maire-Président et son épouse est particulièrement choquante, d’une part du fait que l’épouse du Maire-Président soit préférée au conseil dans son ensemble pour formuler l’invitation, et d’autre part par la somptuosité des petits fours offerts dans un contexte social de lutte et d’accroissement des inégalités. Ce luxe payé par les deniers public apparait déplacé. A ce propos, nous nous demandons combien a couté cette cérémonie ?

Pour conclure, nous dirons qu’il y a besoin d’un véritable renouvellement, la gestion comptable est une chose mais elle ne doit pas primer sur la lutte contre la précarité.  Donner envie à nos concitoyens d’agir dans Grand Poitiers, pour Grand Poitiers, en fait pour eux, pour leur quotidien c’est ce que nous souhaitions et n’avons eu de cesse de défendre tout au long de ce mandat. Plutôt que de mettre des freins, de ne penser qu’investissement, nous aurions souhaité que Grand Poitiers agisse non pas pour une image, pour une marque, pour des concepts creux mais qu’on agisse concrètement pour que les Grands Poitevins et les Grands Poitevines soient bien dans leur ville, dans leur territoire, qu’ils y respirent bien, que les déplacements en bus, en vélo et à pied soient agréables, sûr et facilité, pour que les initiatives d’emploi soit accompagnées et encouragées, que l’autonomie alimentaire soit promue en favorisant le bio et local car c’est possible. Nous n’allons pas faire une liste à la Prévert mais sincèrement, il est temps de tourner la page et d’enfin apporter une véritable réponse aux urgences climatiques et sociales en faisant avec une pratique démocratique réelle.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

La presse en parle

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Perturbateurs endocriniens : intervention au Conseil municipal du 2 décembre 2019 https://osonspoitiers.fr/perturbateurs-endocriniens-intervention-au-conseil-municipal-du-2-decembre-2019/ https://osonspoitiers.fr/perturbateurs-endocriniens-intervention-au-conseil-municipal-du-2-decembre-2019/#respond Thu, 05 Dec 2019 07:57:12 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33187 Délibération n°63 (2019-0339) : Signature de la charte du Réseau environnement santé (RES): Villes et territoires « sans perturbateurs endocriniens »

Intervention de Christiane FRAYSSE :

Deux ans après les premiers signataires, vous nous proposez de voter cette charte. Ne boudons pas notre plaisir même si cela apparaît plus comme une tentative de laver plus vert que vert mais enfin, cela engagera la municipalité suivante et c’est tant mieux.

Nous espérons simplement que la durée de vie de cette charte sera plus longue que celle de l’arrêté anti-pesticide qui a duré quelques jours et qui a été retiré sur simple froncement de sourcils de la préfète. Alors que l’intérêt de ces arrêtés, c’est de pousser les préfets à en demander la suspension auprès des tribunaux administratifs. Les décisions de justice se suivent et ne se ressemblent pas dans leur majorité, les censures l’emportent de loin, mais le  Tribunal administratif de Cergy-Pontoise lui, a rejeté la demande de suspension des deux arrêtés anti-pesticide pris par les mairies de Gennevilliers et de Sceaux. Il est dommage que le conseil n’ait pas été consulté sur ce retrait.

Revenons à la charte du Réseau environnement santé. Il s’agit de proclamer Poitiers et de mettre en œuvre 5 leviers pour devenir « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens ».

Les 5 leviers de la charte sont les suivants :

1/INTERDIRE L’USAGE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES ET BIOCIDES qui contiennent des perturbateurs endocriniens (ainsi que des substances classifiées comme cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR) sur le territoire en accompagnant les particuliers, les propriétaires de zones et d’établissements privés désirant appliquer ces dispositions.

Pour Osons, cela veut donc dire reprendre l’arrêté anti-pesticide.

2/RÉDUIRE L’EXPOSITION AUX PERTURBATEURS ENDOCRINIENS dans l’alimentation en développant la consommation d’aliments biologiques et en interdisant l’usage de matériels pour cuisiner et chauffer comportant des perturbateurs endocriniens.

Pour Osons, cela se traduit donc par le fait que la part du bio ne doit pas passer seulement à 20% comme le préconise la loi mais que la majorité à venir sera bien plus consciente de l’enjeu et augmentera significativement la part du bio jusqu’à tendre vers le 100% bio et local.

3/FAVORISER L’INFORMATION de la population, des professionnels de santé, des personnels des collectivités territoriales, des professionnels de la petite enfance, des acteurs économiques, de l’enjeu des perturbateurs endocriniens.

D’où viennent les perturbateurs endocriniens ? Les perturbateurs endocriniens sont d’origine chimique ou dans des objets d’usage courant (par exemple : cosmétiques, détergents, matières plastiques, médicaments, pesticides, textiles). Ils peuvent ainsi être présents dans notre environnement quotidien, de manière diffuse.

Certaines substances chimiques, y compris contenues dans des produits de consommation courante, sont donc capables d’interagir avec la régulation hormonale des êtres vivants et sont susceptibles d’entraîner des effets néfastes sur la santé. Cela peut affecter toutes les grandes fonctions des organismes vivants : croissance, reproduction, comportement, nutrition, métabolisme, système nerveux… Chez certaines espèces animales, cela peut aussi provoquer des effets comme le changement de sexe par exemple ou cela peut entraîner la modification du comportement chez les abeilles.

4/METTRE EN PLACE DES CRITÈRES D’ÉCO CONDITIONNALITÉ en interdisant les perturbateurs endocriniens dans les contrats et les achats publics.

5/INFORMER TOUS LES ANS LES CITOYENS sur l’avancement des engagements pris. Ce devrait d’ailleurs être la base de toute pratique publique : rendre compte et ne pas uniquement faire de la propagande.

Cette charte doit être un outil de plus pour engager une lutte farouche pour obtenir de l’État le classement de l’aire d’alimentation du captage de Fleury en Zone soumise à contrainte environnementale (ZSCE) et cela pour la totalité des 2 600 hectares concernés. Car veiller à offrir aux habitants de Grand Poitiers une eau du robinet exempte de pesticides et avec moins de nitrates est un impératif sanitaire. La directive européenne relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine est en cours de refonte et un des amendements vise à prendre en compte la nocivité des perturbateurs endocriniens.

Aujourd’hui, les normes de qualité de l’eau – basée sur le Directive Cadre sur l’Eau (DCE 2000/60/CE) – reposent sur le paradigme de « la dose fait le poison », obsolète concernant les perturbateurs endocriniens. Par exemple, la norme pesticide, fixée à 0,1 µg/L (0,5µg/L pour les mélanges) repose sur le seuil de détection analytique des années 60. Or, une étude a démontré qu’à 0.1µg/L d’atrazine, l’hermaphrodisme touche 60% des grenouilles exposées… Le mode actuel de surveillance et d’évaluation qualitative de l’eau ne prend pas non plus en compte l’évolution temporelle de la contamination et les mécanismes d’effet cocktail des perturbateurs endocriniens.

Le Réseau environnement santé fait un travail très efficace. Il a une  vision écosystémique de la santé, c’est-à-dire qu’il met l’accent sur le lien étroit existant entre la santé de l’homme et la santé de l’écosystème. En effet, en protégeant la santé de l’homme, nous protégeons celle de l’écosystème.

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Travail dominical : interventions au Conseil municipal du 2 décembre 2019 https://osonspoitiers.fr/travail-dominical-interventions-au-conseil-municipal-du-2-decembre-2019/ https://osonspoitiers.fr/travail-dominical-interventions-au-conseil-municipal-du-2-decembre-2019/#respond Thu, 05 Dec 2019 07:49:57 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33182 Délibération n°14 (2019-0300) : Ouvertures dominicales 2020

Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE :

Comme à chaque fois que se représente cette délibération tous les ans, nous réaffirmons notre opposition au travail du dimanche. Et nous disons qu’il faut cesser de pousser à la consommation et réserver ce jour au repos, à la famille et aux amis pour toutes et tous, aussi bien pour les travailleurs que pour les consommateurs ! Si on doit accepter le travail le dimanche quand il est vital comme pour les métiers de la santé ou des secours, on peut, pour le reste, organiser la satisfaction des besoins en préservant des zones de repos pour tout le monde.

C’est un peu comme la brèche que la Ville a ouverte avec la vidéosurveillance, d’abord quelques caméras sur l’espace public puis on accepte de financer la vidéosurveillance pour des privés au centre commercial des Trois-Cités, eh bien ici avec les ouvertures dominicales, c’était d’abord 3 jours, puis 5 jours et bientôt peut-être nous n’aurons même plus besoin de prendre ce genre de délibérations puisque l’ouverture des commerces tous les jours de la semaine sera devenue normale comme pour Géant Casino à Beaulieu, qui a d’abord commencé par ouvrir le dimanche matin et qui maintenant ouvre aussi l’après-midi, outrepassant d’ailleurs la réglementation en jouant sur le fil du rasoir.

Je voudrais dire un mot enfin de ce dimanche « Black Friday » inscrit dans la délibération et  qui fait ici son entrée, comme « donnant du sens » pour reprendre les mots de Patricia Persico à ces nouvelles décisions d’ouverture : ce sens ne nous convient pas. Cette nouvelle importation de l’ultra-consumérisme américain, cette invitation à combler un vide après Thanksgiving et à relancer la débauche consumérisme des fêtes à suivre a quelque chose d’indécent, sinon de décadent dans un contexte où notre travail est d’alerter sur la finitude des ressources de la planète.

Plutôt qu’une nouvelle ouverture dominicale, inventons un dimanche de troc, un dimanche d’échanges de compétences, un dimanche de solidarité et d’entraide pour recycler, réparer, dépanner. Vous vous doutez bien que nous votons contre cette délibération.

Intervention de Manon LABAYE :

Cette délibération fait écho à la loi Macron permettant un plus grand nombre d’ouvertures de commerces les dimanches. Qui dit ouverture des commerces dit également que des personnes vont devoir travailler plus de dimanches.

Cette mesure vise un peu plus à déréguler le droit du travail. En ouvrant la porte au travail du dimanche nous sommes dans la même logique néolibérale de travailler toujours plus. Plus d’heures par semaines (conséquences de la loi travail), plus d’années au cours d’une vie (suite aux différentes réformes retraites)…

A l’heure de la crise sociale et écologique que nous vivons, il faudrait au contraire diminuer le temps travaillé. Passer aux 32h, revenir à la retraite à 60 ans à taux plein. Cela passe notamment par s’opposer au travail du dimanche et se battre pour d’autres temps de repos.

Cela est possible ! Les bénéfices du CAC 40 ont encore explosé. A titre d’exemple il faut 45 années à un smicard pour gagner l’argent que Bernard Arnault gagne en 1 heure ! A quel titre devrions-nous travailler plus ? Le dimanche ? Après 60 ans ?

En ce sens, la grève de ce jeudi 5 décembre sera l’occasion de rappeler au gouvernement que sa politique ne répond pas aux besoins des travailleurs, des chômeurs, des retraités, des étudiants… Je rappelle ici, comme élue anticapitaliste, mon soutien aux grévistes et aux manifestants.

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Arrêté anti-pesticides https://osonspoitiers.fr/arrete-anti-pesticides/ https://osonspoitiers.fr/arrete-anti-pesticides/#respond Tue, 08 Oct 2019 11:00:43 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33053 Communiqué du 7 octobre 2019 :

Le maire de Poitiers retire son arrêté anti-pesticides sans attendre qu’il soit attaqué en justice. Il ne livrera donc pas le combat promis : il s’agissait seulement d’un coup médiatique destiné à verdir son début de campagne. Nous regrettons ce manque de détermination mais nous ne sommes pas surpris : de la même manière que l’équipe en place n’a pas su avancer sur la protection des captages d’eau contaminés, de la manière qu’elle ne va pas plus loin que la simple loi pour définir ses objectifs de bio local dans son plan alimentaire, elle ne montre pas la volonté de défendre aussi loin que possible une mesure nécessaire.

Jacques ARFEUILLÈRE, élu municipal et communautaire du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Communiqué du 2 octobre 2019 :

Nous sommes d’accord avec la chambre d’agriculture pour dire que les mesures nécessaires ne peuvent être prises sans concertation, dans le dos du monde agricole. Nous soutenons les arrêtés anti-pesticides, nous l’avons dit, mais nous avons dit aussi que cela doit être accompagné d’une politique alimentaire territoriale ambitieuse et d’une politique de protection de l’eau déterminée. Alain Claeys est disqualifié sur ce terrain et a pris trop de retard pour que la profession agricole considère sa soudaine conversion écologiste autrement que comme une agression.

Il faut aider les agriculteurs à réaliser la conversion de leur activité vers le bio en utilisant par exemple vraiment le levier de la commande publique : la restauration collective ne doit pas se contenter d’un objectif de 20% bio et 50% local pour 2022 comme annoncé dans le Plan Alimentaire Territorial, objectif qui est la stricte application de la loi. Il faut aller au moins vers du 80% à la fois bio et local.

De la même façon, les tergiversations autour du captage de Fleury, qui ont laissé la zone sans la protection « haute contrainte environnementale » ont conduit à laisser se développer des pratiques qui auraient dû depuis longtemps céder le pas.  Tout reste à faire et un arrêté ne suffit pas.

Jacques ARFEUILLÈRE, élu municipal et communautaire du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

 

Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE

lors du conseil municipal du 30 septembre 2019 :

Nous soutenons sans ambiguïté une décision que nous avons d’ailleurs réclamée à Grand Poitiers vendredi dernier. Nous n’avons de cesse de multiplier les interventions pour obtenir une politique à Poitiers et à Grand Poitiers favorisant une conversion rapide de l’agriculture vers le bio : les arrêtés, dont on sait qu’ils seront contestés par les préfectures devant les tribunaux administratifs, jouent ce rôle. Il s’agit d’exercer une pression qui vise une modification de la loi tout en travaillant la conscience de toutes et tous : responsables politiques, producteurs, professionnels de la santé, population, consommateurs…

Il s’agit aussi de rappeler à la raison un gouvernement qui se moque du monde quand il déclare ouvrir une consultation sur le sujet en proposant un choix entre des distances de protection ridicules de 5 ou 10 mètres, déclarant qu’il s’appuie sur les préconisations de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : 10 mètres minimum pour l’épandage des substances les plus dangereuses ; pour les autres produits, 10 mètres minimum pour les cultures hautes (viticulture, arboriculture notamment) et 5 mètres minimum pour les cultures basses (céréales par exemple). Le seul problème, c’est que cette évaluation a été effectuée sur des données vieilles de 30 ans et avec des distances testées très limitées, évaluation contestée par la plupart des ONG environnementales.

Poitiers qui prend un arrêté, ça a donc du sens. Nous avons tous lu que notre statut de commune urbaine ne nous protégeait pas des retombées des épandages puisque ATMO a publié des chiffres la semaine dernière montrant qu’on trouvait de plus en plus de traces des pesticides dans l’air de nos quartiers (mesures effectuées aux Couronneries montrant une progression pour l’année 2018).

Mais faire ce geste, c’est s’engager à aller plus loin : Grand Poitiers est aussi un territoire rural et le Maire-Président de Grand Poitiers doit maintenant chercher à convaincre ses 39 collègues maires pour que le message se rapproche des champs. C’est la raison pour laquelle, c’est à Grand Poitiers que nous avons choisi de porter le sujet. Le dossier du 35ème collège est illustratif des enjeux : en plein milieu de champs de grande culture, il pose de manière cruciale l’urgence de vraies décisions.

Par cet arrêté, nous déclarons notre volonté d’établir un cordon sanitaire face à une menace qui n’est pas contestable. C’est un premier pas mais ce n’est que le premier pas d’une politique qui doit conduire jusqu’à l’élimination de la menace.

Consultez aussi : l’intervention de Jacques ARFEUILLÈRE sur la politique agricole et alimentaire de Grand Poitiers lors du conseil communautaire du 28 juin 2019

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Conseil Grand Poitiers du 27 août 2019 : SCoT et SAGE Clain https://osonspoitiers.fr/conseil-grand-poitiers-du-27-08-sage-clain/ https://osonspoitiers.fr/conseil-grand-poitiers-du-27-08-sage-clain/#respond Tue, 27 Aug 2019 19:30:34 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=32976 Intervention de Christiane FRAYSSE lors du conseil communautaire du 27 août 2019 sur la délibération n°1 (2019-0520) : Avis de Grand Poitiers Communauté urbaine sur le projet de Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) arrêté le 16 mai 2019 – Un document ambitieux pour relever les enjeux du 21ème siècle sur notre territoire

Même si c’est encore l’été et que nous pourrions profiter d’une belle soirée, nous sommes contents d’être dans cette assemblée ce soir pour pouvoir exprimer ce que nous pensons de ce document d’urbanisme et de planification stratégique qui va s’appliquer 15 ans durant et qui concerne 130 communes et près de 350 000 habitants. Nous avions en effet demandé lors du précédent conseil qu’une nouvelle séance ait lieu car il nous paraît primordial que l’avis de Grand Poitiers sur le projet du SCoT soit donné par l’assemblée délibérante et non par le seul bureau comme cela était prévu initialement.

Cela est d’autant plus vrai que lors du vote du Syndicat Mixte pour l’Aménagement du Seuil de Poitou (SMASP), ce document a recueilli une seule voix contre. Il y a un besoin de concertation et de démocratie. La phase de concertation a recueilli 9 contributions écrites dont seulement 4 étaient en  rapport avec le SCoT et 30 contributions écrites avec 90 réponses à des questionnaires. S’il est indéniable que ce SCoT est le résultat d’un énorme travail, c’est également indéniable que compte tenu de l’importance du document, il ne peut pas se réaliser d’un coup de claquement de doigts.

Et ce qui est extrêmement dommage, c’est que cet énorme travail a abouti à un document qui se veut tellement rassembleur qu’il est exempt de vision politique courageuse adaptée aux enjeux actuels. Tout le monde sait que si l’on continue sur la même trajectoire dans les 10 ans qui viennent, les conséquences du réchauffement et du dérèglement climatiques seront telles que les conditions de vie sur terre seront périlleuses pour beaucoup, qu’il y aura un effondrement de la biodiversité, que les migrations des peuples se feront par millions et non par dizaines et que les inégalités s’accroîtront.

Donc c’est maintenant qu’il faut changer de logiciel, c’est maintenant qu’il faut remettre en cause les habitudes, les schémas classiques de développement, la sacro-sainte croissance, les transports en voiture sur des voies qui permettent d’aller vite et si possible plus vite encore, c’est maintenant qu’il faut se préoccuper des zones humides si on veut continuer à forer de l’eau potable ou susceptible de le devenir.

Et là, notre déception est grande à la lecture du document. Ce SCoT continue de projeter des grandes infrastructures, un aéroport, une liaison routière ou autoroutière avec Limoges, et si tout cela consomme des terres agricoles, c’est soi-disant pour l’intérêt général. Et c’est là où on vous accuse de ne pas vouloir comprendre que l’intérêt général ce n’est pas le profit et cette vie économique-ci mais la biodiversité, les conditions climatiques et la solidarité. Parce ce que ce sont les plus pauvres qui souffrent le plus du réchauffement climatique et des mesurettes qui sont prises pour lutter contre. Qui est pénalisé par l’augmentation du diesel ou par les vignettes qui empêchent certains véhicules de circuler ? Ceux qui n’ont pas les moyens de changer de véhicules. Et le rôle des collectivités de la puissance publique, c’est d’offrir une alternative à ces modes de transport, des bus en nombre suffisant par exemple, des lignes de chemin de fer qu’il faut remettre en service, des pistes cyclables, des parcs-relais (parcobus). Les solutions aujourd’hui tout le monde ou presque les connaît mais peu d’élu·e·s y croient. C’est pour cela que cela n’avance pas et c’est pour cela que l’on aboutit à un document aussi fade qui ne peut être voté qu’à l’unanimité ou presque puisqu’il ne propose rien de nouveau. C’est un compromis mou alors qu’il faudrait renverser la table.

Il est intéressant de lire le paragraphe de la délibération sur le thème intitulé « mieux intégrer la culture des risques et le changement climatique dans les projets ». Il est dit qu’« il s’agit d’en faire un axe essentiel dans tout projet d’aménagement ou de construction, public ou privé. Il faut pour cela insister auprès des porteurs de projets sur la nécessité d’anticiper cette dimension pour qu’elle valorise le projet, plutôt que d’en faire un sujet traité à la fin et qui générera des coûts supplémentaires. Cette dimension doit être intégrée in fine dans les autorisations de construire. Il s’agit d’induire un changement culturel par une évolution des pratiques des acteurs publics et privés. Cette dimension ne constituant pas a priori un surcoût dans les projets, elle ne nécessite pas d’investissement des collectivités, au-delà de l’exigence dont elles doivent faire preuve vis-à-vis des porteurs de projets ». Lorsque nous lisons cela, nous nous disons que la collectivité se désengage complètement…

Toujours dans le corps de la délibération concernant le volet « Développer les mobilités alternatives à la voiture, notamment l’autosolisme », Grand Poitiers sera appelé à élaborer son plan de mobilité et celui-ci s’appuiera sur la stratégie et les objectifs développés dans le SCoT, en particulier dans le Document d’Orientation et d’Objectifs (DOO).

Et que dit le DOO à l’objectif 50 « conforter les axes structurants » ? Il y est question de l’éventualité d’une nouvelle liaison routière entre Jaunay-Marigny et Migné-Auxances entre la D62, la D18 et l’échangeur de l’A10. Sur l’axe Est-Ouest, les liaisons doivent être améliorées et sont listées les déviations de Saint-Julien l’Ars, les créneaux de dépassement entre Jardes et Chauvigny, la déviation de Mignaloux et des aménagements en lien avec une éventuelle concession autoroutière sur la section Poitiers-Limoges.

Quelle est la position de Grand Poitiers sur une éventuelle concession autoroutière ? On lit ici ou là des prises de position mais pourtant l’assemblée de Grand Poitiers ne s’est pas exprimée sur le sujet, de même que sur la déviation de Mignaloux ou l’aménagement de l’entrée Est de Poitiers.

Toujours dans cet objectif 50 du DOO du SCoT, on peut lire que les emprises de la ligne reliant Poitiers à Chauvigny et Poitiers à Parthenay doivent être préservées pour une éventuelle réouverture du trafic voyageur à long terme. Mais ce n’est pas à long terme que cela doit se faire, c’est a minima à moyen terme !

L’évaluation environnementale du Document d’Orientation et d’Objectifs analyse les incidences du SCoT sur l’environnement et on voit que l’objectif 50 « conforter les axes structurants » est celui qui a le plus d’impacts négatifs sur l’environnement. On peut toujours invoquer le fait que « ce n’est pas nous, ce sont les autres qui veulent cela, l’État ou le Département » mais dans le cas où Grand Poitiers serait opposé à ces projets, il serait intéressant de le lire et de l’affirmer dans le document alors que là on consent, on ne sait pas si la collectivité subit ou si elle est d’accord.

En ce qui concerne ensuite l’objectif affiché de limiter la consommation d’espace, tous les objectifs de « viser une croissance démographique pérenne et équilibrée » à ceux qui s’intitulent « modérer la consommation d’espace » eh bien tous ces objectifs auront des impacts négatifs voire très négatifs sur la consommation d’espaces agricoles, c’est-à-dire des effets contraires à l’objectif affiché. Le SCoT propose de consommer 1 860 hectares en fourchette haute, on est loin de la modération. Et cela concerne aussi bien les Zones d’Activité Économique (ZAE), l’extension de République 4 (640 hectares), les infrastructures routières (200 hectares) que les constructions d’habitat nouveaux (820 hectares) alors que c’est la rénovation qui devrait être privilégiée au dépend de constructions nouvelles, consommatrices d’espace et nécessitant des infrastructures nouvelles.

Pour ce qui est de l’objectif 47 intitulé « Permettre le développement des grands pôles d’équipement » et dans lequel on retrouve l’aéroport de Poitiers-Biard, il est dit qu’il « constitue un équipement structurant essentiel pour l’attractivité économique du territoire » et que « les possibilités de son développement doivent être préservées ». Complétement à côté de la plaque, en plus d’être un mode de déplacement polluant,  l’essentiel du trafic est réalisé par la compagnie aérienne low-cost Ryanair dont on connaît le modèle social qu’elle promeut (la compagnie aérienne annonce d’ailleurs fermer 4 bases en Espagne qui pourront entraîner la suppression de 512 postes…). Vous allez me dire : si on supprime l’aéroport que fait-on du personnel qui y travaille ? Et bien tout simplement on leur propose de les embaucher au service de transports moins polluants puisque nous sommes censés développer les modes de transports alternatifs.

Pour finir, on note ici ou là des projets qui nous paraissent incompatibles avec la lutte contre le dérèglement climatique : l’objectif 29 du DOO « Développer l’intermodalité par l’adaptation de l’offre de stationnement et les pôles d’échange » où il est dit que l’offre de stationnement de la gare de Poitiers doit être étendue, rien que la lecture de l’intitulé montre le chemin qu’il reste à faire. Lorsqu’une collectivité veut favoriser l’usage des transports collectifs, elle propose des offres de stationnement en périphérie, là où il n’y a pas de transports collectifs et à partir des aires de stationnement, les déplacements en train, en bus, en vélo sont favorisés. Ici, vous nous proposez de venir en voiture au cœur d’une zone desservie par les transports collectifs pour prendre le train. C’est tout l’inverse de ce qu’il faut faire.

Sur la protection de la ressource en eau, une volonté affichée d’obtenir le classement des captages en Zones Soumises à Contraintes Environnementales (ZSCE) permettrait une négociation plus facile avec les services de l’État et dirait clairement aux agriculteurs quelle est la priorité de la collectivité en ce qui concerne l’usage de l’eau : l’alimentation en eau potable de qualité. Également, la trame verte et bleue est traitée sans que le travail soit abouti sur les zones humides, c’est ce que j’avais dit en commission des finances et la question de la pollution lumineuse est ignorée.

Le SCoT aurait pu être un document protecteur de l’environnement et de la santé des habitants, un document qui permette une transition écologique or ce n’est pas le cas. Encore une fois, la rhétorique verte est là mais pas les actions. Nous sommes abasourdis de voir que tant d’énergie a été dépensée pour aboutir à cela. Nous voterons contre ce projet de SCoT qui n’est pas à la hauteur des enjeux sociaux, environnementaux et climatiques.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts et de reformulations lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE lors du conseil communautaire du 27 août 2019 sur la délibération n°2 (2019-0454) portant sur l’avis de Grand Poitiers Communauté urbaine sur le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (Sage Clain)

Nous devons dire à nouveau que ce conseil exceptionnel est nécessaire et nous félicitons qu’il ait lieu, en particulier sur notre sollicitation. On ne pouvait se satisfaire d’un simple avis du bureau quand l’enjeu est si important. Le passage devant l’assemblée permet d’entendre publiquement, d’abord de quoi ce schéma longuement élaboré est fait, ensuite l’appréciation des uns et des autres sur les réponses apportées à ce que nous qualifions de situation de crise.

Car, vous le savez tous ici, ce schéma est loin de faire l’unanimité et le projet lors de la réunion de la CLE (Commission Locale de l’Eau) du 19 décembre dernier a dû faire face à une opposition d’un quart de ses membres : associations environnementales, représentant du Département, représentant de la Région, se sont retrouvés pour voter contre ou s’abstenir,  d’accord sur l’absence de dispositions contraignantes qui le rendent efficace, d’accord pour dire qu’il n’est pas à la hauteur. Et là, je peux citer M. BOUTET, président de Vienne Siveer : « ce projet est imparfait, construit sur des bases contestables alors que devant la nature extrêmement vulnérable du bassin, un document est nécessaire et se fait attendre. Il manque d’ambition sur le volet qualitatif et plus particulièrement sur les pollutions diffuses d’origine agricole et fait porter la responsabilité de la préservation et de la reconquête sur les seuls producteurs d’eau, les programmes Re-Sources qui reposent sur le volontariat des acteurs. »

De quoi avons-nous besoin ? D’un outil de planification qui permette de faire face de la meilleure façon possible à l’insuffisance croissante de la ressource, à la crise climatique et à ses conséquences sur la ressource en eau, à la situation catastrophique de l’état des masses d’eau : rappelons que seules 3 masses d’eau sont jugées aujourd’hui en bon état écologique sur 17, et que 16 sur 17 sont en risque de non atteinte du bon état en 2021. Ça ne peut pas être pire ! Sur 9 masses d’eau souterraines : 3 masses sont en mauvais état quantitatif, 2 en mauvais état chimique…

Or qu’avons-nous ? Un document qui, s’il a eu le mérite d’avoir mis tout le monde autour de la table, y compris le monde agricole, au bout du compte gâche cette opportunité et se contente de fixer un consensus mou qui ne convainc ni les agriculteurs (le représentant de la Chambre d’Agriculture a voté contre) qui veulent, au terme de la démarche, continuer à prioriser toujours plus de ressources pour des choix agricoles qui ont fait leur temps) ni ceux qui souhaitent voir respectée la directive cadre sur l’eau dont il faut rappeler l’esprit :  restaurer avant toute chose le bon état des masses d’eau pour obéir au besoin de la consommation et de la préservation du milieu naturel ; adapter la politique de l’eau à l’actualité scientifique et écologique, c’est-à-dire aujourd’hui une réalité climatique qui n’est déjà plus celle des dix ans qu’il a fallu pour construire ce SAGE, qui demande d’anticiper si on ne veut pas prendre le risque de ne plus rien contrôler.

L’heure n’est plus aux compromis, c’est à une vraie mobilisation qu’il faut appeler, pour opérer cette bifurcation nécessaire autant dans le domaine des choix agricoles que dans les moyens que l’on se donne pour faire réussir nos politiques de l’eau. Le réchauffement climatique implique une rupture dans la gestion actuelle de l’usage de l’eau et dans la gestion démocratique de cette ressource indispensable.

Nous continuons à demander que la préfecture déclare les zones de captage d’eau potable en ZSCE (Zone Soumise à Contrainte Environnementale), ce qui permet de contrôler les types de cultures et donc de diminuer les pollutions des captages et des eaux des bassins versants.

Côté gestion démocratique, il faut que les associations de consommateurs et consommatrices et de protection de l’environnement aient un droit de veto pour réduire le pouvoir de l’agro-business dans la gestion de l’eau.

Nous dénonçons à nouveau les bassines, ces gigantesques « réserves de substitution », qui ne doivent être ni financées par l’argent public, ni autorisées par le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi). Elles mettent en péril nos euros, notre eau et notre santé car l’eau est pompée à la même source que l’eau potable et sert surtout à arroser les cultures intensives et d’exportation. Enfin, nous lisons dans le compte-rendu des débats de la dernière réunion de la CLE que ce sont les fourchettes hautes qui ont été retenues pour définir le volume prélevable pour l’irrigation dans le SAGE Clain et ces quantités sont encore jugées insuffisantes par la profession : il faudra bien en arriver pourtant à réduire les prélèvements agricoles dans les cours d’eau, et poser la question comme elle a été posée en commission des finances par le maire d’une petite commune (M.FOUCHER, maire de la commune de Sainte-Radegonde) : « C’est des plantes qu’il faut parler et s’interroger sur le choix des cultures ».

Nous soulignons enfin, avec beaucoup d’autres, la nécessité de restaurer la continuité écologique de nos cours d’eau et de préserver les zones humides existantes et de restaurer celles qui ont été détruites ces dernières décennies, attention particulière que le SAGE demande d’ailleurs au SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale), comme Christiane l’a dit tout à l’heure. Elles absorbent l’eau en période de pluie et la restituent en période de sécheresse. Nous sommes arrivés à une limite où on comprend enfin qu’il ne s’agit pas d’élucubrations accessoires d’écolos rêveurs mais de ce qui peut encore nous permettre de garantir la satisfaction de nos besoins en eau.

Pour conclure et par-delà le vote d’aujourd’hui, nous ne doutons pas que chacun dans cette assemblée comprend les enjeux : le constat s’impose et les épisodes que nous venons de vivre, de canicule et de sécheresse nous le rappellent douloureusement. Ce que nous disons, c’est que ce travail de dix ans dont nous ne nions pas l’intérêt, noyé malheureusement de compromis, ne peut donner les clés qu’en rencontrant la volonté et le courage : il faut gagner le pouvoir d’agir, il faut obtenir une transition urgente et radicale, notamment, de la production agricole, dans l’intérêt de tous, y compris des agriculteurs. Nous voterons contre un document qui est d’ores et déjà d’arrière-garde.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

La presse en parle aussi :

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au conseil communautaire du 27 août 2019

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Conseil municipal du 24/06 : Vidéosurveillance, financement public des écoles privées et publicité https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-24-06-financement-public-des-ecoles-privees-et-publicite/ https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-24-06-financement-public-des-ecoles-privees-et-publicite/#respond Wed, 26 Jun 2019 16:50:22 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=32854 Ci-dessous, les interventions de Manon LABAYE et Jacques ARFEUILLÈRE sur la vidéosurveillance, la participation de la Ville de Poitiers aux dépenses de fonctionnement des écoles privées et sur la Taxe Locale de Publicité Extérieure (TLPE) lors du conseil municipal du 24 juin 2019 :

Intervention de Manon LABAYE sur la délibération n°71 (2019-0085) : Proposition de participation financière au projet de vidéoprotection du centre commercial des Trois Cités.

La vidéosurveillance, rebaptisée « vidéoprotection », est présentée comme un moyen de lutter contre la délinquance qui, selon certains, envahirait nos rues. Cependant comme le montre le sociologue Laurent Mucchielli, la vidéosurveillance n’est pas très efficace : « Peu de faits de délinquance entraînant une intervention policière et une interpellation sont détectés en temps réel. C’est rarissime mais, en revanche, très médiatisé quand c’est le cas, ce qui donne une impression d’efficacité ».

Mettre des caméras revient à déplacer le problème ailleurs dans la ville. C’est du gaspillage d’argent public surtout comme ici où il s’agit d’installer des caméras dans un lieu privé. Comme le disait Albert Camus « Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout. »

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Intervention de Manon LABAYE sur la délibération n°57 (2019-0171) : Participation de la Ville de Poitiers aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat d’association – versement complémentaire pour l’année 2019.

Lors du précédent conseil municipal, nous étions intervenus pour nous opposer au financement des écoles privées par la municipalité mais nous avions aussi profité de la délibération pour évoquer notre inquiétude concernant la loi Blanquer et la scolarisation obligatoire des enfants dès 3 ans.

En effet, avec cette mesure, les municipalités devront subventionner les écoles maternelles privées alors que jusqu’à maintenant seules les écoles primaires étaient subventionnées.

Visiblement notre inquiétude était justifiée puisque nous avons appris il y a quelques jours dans la presse, que cette mesure coûterait à la Ville de Poitiers 270 000 euros (en plus des subventions déjà versées).

Dans cet article, la majorité s’inquiète également comme en témoigne les propos de Laurence Vallois-Rouet : « nous n’avons pas de budget extensible, cela veut dire des projets en moins pour les écoles publiques ».

Délaisser l’école publique au profit du privé, c’est exactement ce dont nous ne voulons pas. Le budget éducation de la Ville devrait être consacré à 100% aux écoles publiques pour que les conditions de travail et d’apprentissage soit les meilleures possibles. Notre vision de l’école et de ses buts correspond à notre projet d’une autre société, basée sur l’égalité, la justice et l’émancipation de tout.e.s.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE sur la délibération n°36 (2019-0110) : Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) – modalités d’application et tarification à compter du 1er janvier 2020.

« Ma position là-dessus et en particulier sur la publicité numérique : il faut être plus cher. Je crois qu’il faut que nous y réfléchissions l’année prochaine. Ce n’est pas qu’un sujet visuel. Il y a une dangerosité possible et je souhaite que l’année prochaine nous réfléchissions sur la publicité numérique ».

Ce n’est pas moi qui parle, ni même Christiane, c’est vous Monsieur le Maire, l’an dernier, en juin. Et lorsqu’on regarde les tarifs proposés cette année nous avons bien une augmentation mais il s’agit de celle qui est fixée par la loi et qui est égale au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation. C’est donc bien un aveu d’impuissance que cette délibération qui entérine le fait que même conscient de la dangerosité de certains dispositifs, même ayant l’intention politique de limiter la prolifération de la publicité, vous n’ayez rien pu faire changer d’une année sur l’autre. Peut-être faudrait-il désormais franchir le pas et ne pas se contenter de dissuader par les tarifs : pour nous, les panneaux numériques doivent être enlevés, et l’affichage doit être considérablement réduit. Nous sommes vous le savez à la croisée des chemins qui mène à une société prenant en compte la crise climatique. Le chemin que nous devons suivre passe par un changement des modes de consommation et, donc, de production. La publicité envahissante, qui vient chercher le citoyen, perturbe son jugement et ses représentations, a vécu. L’heure est à développer l’information citoyenne, à réhabiliter le dialogue, pas à abrutir et à conditionner.

Rappelons juste quelques faits à celles et ceux qui pourraient penser que cette position est extrême et qu’il n’y a pas péril en la demeure : la pollution mentale atteint tout le monde ; nous recevons 1 200 à 2 000 messages publicitaires par jour. C’est bien d’une invasion mentale qu’il s’agit, qui s’infiltre par tous les canaux qui mènent à nos esprits, par l’écran, le panneau urbain, le smartphone, la radio. Même quand j’achète une plaque minéralogique, je dois payer plus cher si je la veux sans pub ! Et malgré les études qui montrent que la publicité favorise les préjugés et amenuise la sensibilité à l’environnement, nous ne faisons pas le lien entre les valeurs que nous défendons et notre volonté de lutter contre cette pollution. Pour ce qui est des dispositifs publicitaires lumineux, ils émettent 10 fois plus de CO² qu’une affiche collée et chacun d’entre eux pèse autant en consommation d’électricité qu’une famille de 4 personnes. Je ne parle pas d’énergie grise consommée pour les construire. Nous attendons que des décisions soient prises en ce domaine et votons contre bien sûr ces tarifs qui ne résolvent en rien ce que nous attendons.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

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Le Palais des Ducs d’Aquitaine et « Traversées » au Conseil municipal du 24/06/2019 https://osonspoitiers.fr/le-palais-des-ducs-daquitaine-et-traversees-au-conseil-municipal-du-24-06-2019/ https://osonspoitiers.fr/le-palais-des-ducs-daquitaine-et-traversees-au-conseil-municipal-du-24-06-2019/#respond Tue, 25 Jun 2019 14:38:13 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=32845 Ci-dessous, les interventions de Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE sur l’acquisition du Palais des ducs d’Aquitaine et sur le projet culturel « Traversées » lors du conseil municipal du 24 juin 2019 :

Intervention de Christiane FRAYSSE sur la délibération n°41 (2019-0147) : Acquisition du Palais des ducs d’Aquitaine – 10 Place Alphonse Lepetit à Poitiers.

Nous avons demandé en commission que soit joint l’avis des domaines, la Direction Générale Adjointe à l’urbanisme et aux bâtiments nous a dit que ce n’était pas obligatoire. Point barre. Vous savez très bien que si nous faisons la demande à la CADA nous l’obtiendrons. Et finalement, il a été joint à la délibération… Cet épisode illustre bien l’état d’esprit de cette majorité municipale. Mettre des freins et en même temps, faire semblant d’être ouvert.

Si vous étiez convaincu de l’esprit de l’open data, non seulement parce que cela peut créer du business mais également dans un souci de transparence, d’accès facile aux décisions municipales, vous n’auriez pas besoin que l’on vous demande ce document, ça va de soi. Bernard Cornu n’a pas voulu nous dire le prix de cession en commission Grand Poitiers au motif que nous n’étions pas dans l’instance ad hoc mais deux jours plus tard nous lisions le prix dans la presse.

Cette séquence est presque anecdotique au regard de la vraie question du devenir de ce lieu.

Aujourd’hui, votre seule communication sur l’ancien palais de justice est autour de l’événement « Traversées » qui coûte 1,4 million soit 400 000 euros de plus que le bâtiment lui-même. Heureusement que la valeur des choses ne repose pas sur leur seul prix sinon ce serait catastrophique de donner à penser que ce monument vaut moins qu’un événement non ancré dans le territoire et qui se veut rayonnant car conduit par une pointure internationale.

Nous avons lu dans la presse que la réhabilitation du monument pourrait coûter plus de 60 millions ce qui n’a rien de scandaleux ni d’étonnant compte-tenu de la surface. Mais si vous êtes prolixe sur « Traversées », vous l’êtes beaucoup moins sur ce que va devenir ce monument.

Certes un comité de pilotage existe et j’y ai participé lors des premières séances, mais si la présence de l’opposition dans ce comité ne sert qu’à valider ce qui a été décidé deux heures avant avec le vrai comité de pilotage, vous me permettrez de ne pas perdre mon temps dans la mascarade et surtout d’invalider vos propos qui disent que puisqu’il y a un comité de pilotage, c’est démocratique.

Il pourrait y avoir une conférence de consensus sur ce monument, vous dites que tous les poitevins rêvent de traverser le Palais, c’est peut-être vrai pour une certaine tranche d’âge mais la plupart des poitevins n’ont pas la mémoire de cette époque.

Jacques Santrot avant le projet cœur d’agglo avait associé les conseils de quartier et plus largement pour faire réfléchir les Pictaviens sur la rénovation de la place du Maréchal Leclerc et sur la circulation sur cette place. Le devenir du Palais des Comtes du Poitou pourrait être déterminant dans la dynamisation du centre-ville.

Vous avez voulu faire faire une étude sur les commerces en centre-ville, il apparaît que la présence de 4 fonctions équilibrées sont : l’économie, l’identité, l’habitat et les services non marchands.

Ce monument devra contribuer à l’identité de la ville. Et là nous avons des doutes quant à l’identité que vous voulez créer, si l’on en croit le slogan choisi pour Grand Poitiers « Jouons le futur », on peut d’ores et déjà vous dire que nous ne sommes pas sur cette longueur d’onde.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE sur la délibération n°42 (2019-0070) : Traversées, événement artistique et culturel du Projet du Quartier du Palais – Demande de subvention au Département de la Vienne. 

Après avoir fait valider par le Conseil le budget prévisionnel de Traversées, voici le temps venu de chercher des contributeurs : Conseil Départemental ici, Grand Poitiers vendredi prochain. Et l’occasion donc à chaque fois de mesurer l’adhésion au projet. Nous voudrions vous aider un peu à le faire. Voilà quelques semaines que nous rencontrons la population sur ce sujet avec un questionnaire ouvert destiné à recueillir un peu les idées des poitevins sur Traversées et le quartier du Palais. Quand vous le décrivez, vous le qualifiez volontiers d’audacieux, d’ambitieux, d’exigeant ; quand nous écoutons celles et ceux que nous rencontrons, nous entendons plutôt « coûteux », et excusez-moi mais ça revient souvent, « prétentieux », voire « déconnecté des réalités culturelles, artistiques et associatives locales ».

Nous l’avons déjà dit mais la mise en œuvre, le pilotage par des personnalités parisiennes, la mise en lumière par des conférences de presse parisiennes, tout cela a du mal à passer localement et si l’objectif affiché est de faire rayonner Poitiers bien au-delà de ses frontières, l’objectif de mettre en mouvement la population locale est loin d’être atteint.

Si je reprends le débat à nouveau sur ces bancs, c’est que je pense qu’il est important. Je prends à nouveau le risque de me faire taxer de populiste et de démagogue et c’est toujours un risque quand on essaie de conjuguer l’expression artistique à l’exigence du plus grand nombre. Mais c’est important quand on affiche l’ambition, grâce à un projet artistique et culturel, de mettre en question la notion de frontière : prenons garde de ne pas provoquer une fracture là où nous voulons abolir les frontières.

Le discours qui accompagne la programmation de l’événement est cohérent, développe une pertinence artistique que je ne me permettrais pas de critiquer. Je n’aurais pas été de ceux qui auraient crié au scandale quand Duchamp exposa son urinoir. Je ne serai pas de ceux qui contesteront la valeur de l’œuvre de Kimsooja. Mais ce discours sera-t-il audible ? Je pose cette question car je suis de ceux qui interrogent le choix qui a été fait pour répondre aux objectifs mis en avant. Je pense par exemple et ça n’engage que moi mais c’est une voix parmi d’autres, qu’on pouvait aller chercher du côté de la photo ce qu’on est allé chercher du côté de l’art contemporain pour créer un événement d’ampleur à Poitiers. Arles a montré comment on peut mettre en mouvement toute une ville sur cette discipline et rapprocher les publics. Mais il y a sans doute d’autres pistes encore qu’on pouvait explorer, y compris celle de l’art contemporain en s’y prenant autrement.  Vous avez fait un autre choix. Est-il de nature à répondre aux objectifs donc ? Va-t-on grâce à Traversées, unir la population dans une aventure d’appropriation du nouvel espace disponible grâce au déménagement du Palais de justice ? Va-t-on provoquer une émulation artistique et culturelle locale à partir de ce projet pour donner à notre vie culturelle et locale un nouvel élan ?

Pour nous la réponse est non : nous pensons que le Palais doit devenir un espace de culture et de citoyenneté ouvert et participatif, lieu de rencontres entre les artistes, les associations, le public, les habitants. Nous pensons qu’il faut inviter à investir le lieu plutôt qu’à simplement le traverser. Cela passe par un pilotage au plus près de nos ressources et richesses locales, par une réflexion qui dépasse l’image que l’on veut donner de Poitiers à l’extérieur et qui passe par l’écoute de la vie qui s’y exprime. Nous voterons contre cette délibération, bien sûr, n’ayant pas voté le budget prévisionnel de Traversées.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

 

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